05-03-2025 : Note #4 – une lumière sépulcrale
Les fantômes de la création sont omniprésents et avec eux, l’absence bien réelle et charnelle de la muse qui s’allonge sur le canapé. Muse, Ô Muse, tu m’as dit un jour que c’était le plus beau rôle de ta vie, avec celui d’être mère. Y a-t-il plus bel honneur ? Je ne le crois pas.
Gratter le papier qui démange, un papier de riz fragile qui sent l’encre et l’orange. Empilés sur une table, vaguement emballés dans des bulles, les dessins collés se mélangent pour vieillir en silence. Une grande toile au sol, les traces d’un passage, les marques du temps entourées au feutre permanent.
La poésie comme un refuge, car le poète n’a plus besoin de muse. Aujourd’hui, l’inspiration se cueille dans les arbres, à la terrasse d’un café et dans les souvenirs.
Une lumière sépulcrale pour des yeux qui saignent encore à l’aube.